{"id":2894,"date":"2020-11-15T16:01:28","date_gmt":"2020-11-15T15:01:28","guid":{"rendered":"http:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/?p=2894"},"modified":"2023-07-28T22:36:38","modified_gmt":"2023-07-28T20:36:38","slug":"lombre-pour-berceau-beatrice-marchal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/en\/lombre-pour-berceau-beatrice-marchal\/","title":{"rendered":"L&#8217;ombre pour berceau &#8211; B\u00e9atrice Marchal"},"content":{"rendered":"<div class=\"flex_column av_one_full  flex_column_div av-zero-column-padding first  \" style='border-radius:0px; '><div style='height:60px' class='hr hr-invisible  '><span class='hr-inner ' ><span class='hr-inner-style'><\/span><\/span><\/div><\/div>\n<div class=\"flex_column av_one_full  flex_column_div av-zero-column-padding first  \" style='border-radius:0px; '><section class=\"av_textblock_section \"  itemscope=\"itemscope\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/BlogPosting\" itemprop=\"blogPost\" ><div class='avia_textblock  '   itemprop=\"text\" ><h3><a href=\"http:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Couv-Lombre-pour-berceau-Copie.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-2887\" title=\" L'ombre pour berceau - B\u00e9atrice Marchal\" src=\"http:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Couv-Lombre-pour-berceau-Copie-205x300.jpg\" alt=\"\" width=\"269\" height=\"394\" srcset=\"https:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Couv-Lombre-pour-berceau-Copie-205x300.jpg 205w, https:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Couv-Lombre-pour-berceau-Copie.jpg 768w, https:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Couv-Lombre-pour-berceau-Copie-483x705.jpg 483w, https:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Couv-Lombre-pour-berceau-Copie-450x657.jpg 450w\" sizes=\"auto, (max-width: 269px) 100vw, 269px\" \/><\/a>L&#8217;ombre pour berceau &#8211; B\u00e9atrice Marchal<\/h3>\n<p>With watercolours by Caroline Fran\u00e7ois-Rubino<br \/>\n<span id=\"fbPhotoSnowliftCaption\" class=\"fbPhotosPhotoCaption\" tabindex=\"0\" aria-live=\"polite\" data-ft=\"{\"><span class=\"hasCaption\"><span class=\"text_exposed_show\"><a href=\"https:\/\/editmanar.com\/editions\/livres\/lombre-pour-berceau\/?fbclid=IwAR0q36Kq10-j2boPl7mW1-2j9Z-V_3BLZN00QE8oZdDiFa2EigrEn9T8KZc\">Al Manar<\/a> Editions<br \/>\nSeptember 2020<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p>\u2022\u00a0 B\u00e9atrice Marchal | Ce sera l&#8217;hiver <a href=\"https:\/\/terresdefemmes.blogs.com\/mon_weblog\/2020\/10\/b%C3%A9atrice-marchal-ce-sera-lhiver.html?fbclid=IwAR29KyDOXBeplod4Mq43dUDn3tgKNO-fDK7ieMqYBGDWCRfw1pWjjyWfxqE\">Terres de femmes<\/a><\/p>\n<p>\u2022\u00a0 Note de lecture de Julien Nouveau dans la revue Europe n\u00b0 1109-1110, septembre-octobre 2021<\/p>\n<p>\u2022\u00a0 <a href=\"https:\/\/www.recoursaupoeme.fr\/leau-bleue-du-poeme-de-beatrice-marchal\/\">Recours au po\u00e8me<\/a> : L&#8217;eau bleue du po\u00e8me de B\u00e9atrice Marchal par Carole Mesrobian<\/p>\n<p>\u2022\u00a0 Pr\u00e9sentation par <strong>Sabine Dewulf<\/strong> sur Le miroir d\u2019or de Sabine Dewulf :<\/p>\n<div class=\"\" dir=\"auto\">\n<div class=\"\" dir=\"auto\">\n<div class=\"ecm0bbzt hv4rvrfc ihqw7lf3 dati1w0a\" data-ad-comet-preview=\"message\" data-ad-preview=\"message\">\n<div class=\"j83agx80 cbu4d94t ew0dbk1b irj2b8pg\">\n<div class=\"qzhwtbm6 knvmm38d\">\n<div class=\"kvgmc6g5 cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q\">\n<div dir=\"auto\" style=\"text-align: justify;\">Un beau titre, et d&#8217;admirables aquarelles de Caroline Fran\u00e7ois-Rubino (ce bleu, ce noir intenses&#8230;), voil\u00e0 de quoi attirer notre attention vers ce nouveau recueil de B\u00e9atrice Marchal qui vient de para\u00eetre aux \u00e9ditions Al-Manar : \u00ab L\u2019ombre pour berceau \u00bb.<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q\" style=\"text-align: justify;\">\n<div dir=\"auto\">La po\u00e9sie de B\u00e9atrice Marchal ne cherche pas \u00e0 briller ou \u00e0 surprendre. Elle reste simple, accessible, lumineuse, \u00e0 peine arrach\u00e9e \u00e0 son berceau de prose (le \u00ab Narrateur de la Recherche \u00bb n\u2019y est certainement pas convoqu\u00e9 par hasard). Elle est servie par un sens du rythme sans faille et une langue parfaite. Elle offre son creux de douceur \u00e0 une forme de sagesse tranquille et bienfaisante, qui laisse passer les ombres, les inqui\u00e9tudes, comme nos yeux acceptent le flot \u00e9ph\u00e9m\u00e8re d\u2019un nuage dans le ciel. L&#8217;enfance de la po\u00e8te est fortement convoqu\u00e9e, \u00e0 travers un paysage forestier et fluide, empreint des caract\u00e9ristiques de ses Vosges natales : \u00ab Je viens d\u2019un pays de ruisseaux et de cascades, \/ d\u2019eaux fra\u00eeches transparentes \u00bb. Le ressourcement dans la nature, le guet d\u2019un \u00ab sourire \u00bb dans le \u00ab visage esp\u00e9r\u00e9 \u00bb de la sombre for\u00eat, une r\u00eaverie parfois m\u00e9lancolique (nous croisons Pers\u00e9phone) au sein de cette \u00ab profondeur \u00bb et la qu\u00eate de \u00ab mots libres \u00bb et \u00ab vifs \u00bb sous le \u00ab gel \u00bb, tout cela forme la texture du po\u00e8me qui emprunte \u2013 de nouveau \u2013 aux cascades l\u2019art de son jaillissement (l\u2019enjambement y est fr\u00e9quent). En d\u00e9pit de l\u2019enfance perdue et de la \u00ab sourde angoisse de ne plus \u00eatre \/ pr\u00e9sent, parmi tous, de perdre sa place. \u00bb\u2026<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q\">\n<div dir=\"auto\" style=\"text-align: justify;\">Ainsi l\u2019obscurit\u00e9 du sous-bois peut-elle compl\u00e9ter le tableau, contribuer au \u00ab cama\u00efeu \u00bb d\u2019ensemble o\u00f9 se r\u00e9v\u00e8le \u00ab la couleur d\u2019une vie \u00bb, \u00e0 cet ordre profond, invisible, qui soutient la qu\u00eate de B\u00e9atrice Marchal. Ainsi l\u2019ombre peut-elle devenir le berceau d\u2019une vie, dans l\u2019\u00e9preuve et l\u2019accueil du myst\u00e8re.<\/div>\n<\/div>\n<div dir=\"auto\">\n<div dir=\"auto\">\n<p>\u2022\u00a0 Lecture par <strong>\u00c9ric Chassefi\u00e8re<\/strong> :<\/p>\n<\/div>\n<div dir=\"auto\"><span class=\"x193iq5w xeuugli x13faqbe x1vvkbs x1xmvt09 x1lliihq x1s928wv xhkezso x1gmr53x x1cpjm7i x1fgarty x1943h6x xudqn12 x3x7a5m x6prxxf xvq8zen xo1l8bm xzsf02u\" dir=\"auto\">Ce recueil est n\u00e9 du tissage intime de deux lumi\u00e8res, l\u2019une qui est celle du bleu que la peintre Caroline Fran\u00e7ois-Rubino fait vibrer de la couleur profonde des sous-bois et des chemins, toutes en ailes et balancements de ciel, l\u2019autre qui est celle n\u00e9e de l\u2019ombre, du berceau de l\u2019ombre, dont la po\u00e8te B\u00e9atrice Marchal se fait \u00e0 travers la fen\u00eatre du souvenir un guide vers le jardin enfoui de son enfance. Le bleu partout \u00e9clate en mille nuances, se resserre en mille confluences, \u00e0 mi-chemin quelquefois du v\u00e9g\u00e9tal et du min\u00e9ral : l\u2019entr\u00e9e d\u2019une grotte au sombre du feuillage, l\u2019\u00e9clatement de la pluie ou de la lumi\u00e8re, on ne sait, feuilles ou ailes dispers\u00e9es par le vent, oiseau de neige se dessinant dans un sous-bois, empilements plans sur plans d\u2019arbres et de haies fleuries, cascade dans un brouillard de branches, duo de fines tiges aux bulbes l\u00e9gers de p\u00e9tales, arbres qui paraissent se dessiner sur des falaises, on ne sait, du clair, du sombre, lequel dessine l\u2019autre, si c\u2019est neige sur nuit, ou nuit sur neige, que brille la for\u00eat. Couleur vraie, d\u2019une for\u00eat, d\u2019une vie, qui nait pr\u00e9cis\u00e9ment du patient m\u00e9tissage de couleurs diverses, que leur juxtaposition, plut\u00f4t que de les brouiller, accorde en une unique profondeur de vie : \u00ab [la couleur] qui domine dans un tableau \/ coexiste avec d\u2019autres tons, \/ du blanc au noir, d\u2019intensit\u00e9s multiples, \/ elle risque le m\u00e9lange, elles les int\u00e8gre, \/ les ordonne pour un effet plus profond plus intense, \/\/ ainsi se r\u00e9v\u00e8le la couleur d\u2019une vie \/ quand ce qui mena\u00e7ait de la brouiller, \/ une fois reconnu, fait d\u2019elle un cama\u00efeu \u00bb. Et c\u2019est bien de la diversit\u00e9 des bleus de la peintre que nait l\u2019unit\u00e9 de ce recueil, de ces po\u00e8mes venus prendre vie et couleur aux jardins de la m\u00e9moire de la po\u00e8te : \u00ab dans la campagne blanchie par le givre \/ on se rappellera \/ sans savoir pourquoi la for\u00eat \/ par une nuit de grand vent la houle des arbres \/ et l\u2019eau de l\u2019\u00e9tang qui brasillait sous la lune \u00bb. Les souvenirs s\u2019enchainent, ceux de la petite enfance, avec ses joies et ses peurs, ceux de la jeunesse et de l\u2019espoir de l\u2019amour vrai, de la nuit qui n\u2019ouvre que sur le jour : \u00ab chaque soir revenait le m\u00eame espoir d\u2019entrer \/ dans le jardin, d\u2019aller \/ plus loin sans que la porte \/ s\u2019ouvre sur le sommeil \/ la nuit \u00bb, de la difficult\u00e9 aussi \u00e0 se r\u00e9soudre \u00e0 l\u2019avanc\u00e9e : \u00ab Sur une prairie d\u2019herbes tendres \/ quelqu\u2019un \u00e9tait entr\u00e9 \/ par effraction, ce fut en permanence \/ le cr\u00e9puscule, terre vaine \/ en dormance o\u00f9 l\u2019oubli \/ ne laissa rien survivre que l\u2019attente \u00bb. Cette for\u00eat d\u2019arbres et de bleus de l\u2019ici r\u00e9invent\u00e9, la po\u00e8te nous dit que c\u2019est elle qui tient ensemble l\u2019infini, comme si le lointain prenait racine dans le proche : \u00ab Les sapins entaillent le ciel \u00e0 l\u2019horizon \/ des mille minuscules pointes de leur cime, \/\/ peut-\u00eatre aspirent-ils \u00e0 se coudre \u00e0 \/ cet infini que leur ligne crant\u00e9e\/ emp\u00eache de s\u2019effilocher, \/\/ chers sapins, qui prenez soin m\u00eame de \/ l\u2019in\u00e9puisable \u00bb.<\/span><\/div>\n<div dir=\"auto\">\n<p>Et il y a bien en effet l\u2019id\u00e9e d\u2019une fusion avec le monde par l\u2019op\u00e9ration de tous les sens : \u00ab pench\u00e9e sur [les fleurs de l\u2019azal\u00e9e], me voil\u00e0 soudain plong\u00e9e, \/ par cette humble t\u00e2che, dans une mati\u00e8re \/ prodigieusement tendre fra\u00eeche d\u00e9licate, \/ j\u2019en \u00e9prouve la texture jusqu\u2019\u00e0 me fondre en elle \u00bb, ou encore : \u00ab regarde \/ \u00e9coute \/ respire \/ accueille sur ta peau la caresse du monde \/ laisse entrer en toi la force initiale \/ qui ne fut pas ton lot, la joie qui t\u2019a manqu\u00e9, \/\/ et sans plus de regret ni calcul, donne-les \u00bb, une communion dont on comprend qu\u2019elle est tardive et que l\u2019offrande en remerciement s\u2019en fait d\u2019autant plus pressante. L\u2019omnipr\u00e9sence du blanc dans les aquarelles, dont les accumulations et les stratifications \u00e9voquent des feuillages macul\u00e9s de neige, se fait pour la po\u00e8te traduction de l\u2019engourdissement de la vie : \u00ab obsession de la neige \/ dont les mille flocons ont ici la p\u00e2leur \/ d\u2019une vie uniforme, engourdie d\u2019habitude, \/ qui ne sait m\u00eame plus ce qui bouge au-dedans \u00bb. Mais peut-\u00eatre est-ce la fin de l\u2019hiver, neige et glace fondent, une trou\u00e9e se dessine vers la lumi\u00e8re : \u00ab La glace aura fondu, \/\/ d\u2019entre les blocs o\u00f9 le gel avait enserr\u00e9 \/ le bleu translucide des mots \/ viendra l\u2019appel \/\/ \u00e0 qui osera gravir leur empilement \/ aux ar\u00eates tranchantes, \/ p\u00e9n\u00e9trer \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la bouche noire, \/ s\u2019ouvrira un passage dans la roche \/\/ jusqu\u2019\u00e0 la trou\u00e9e lumineuse au fond \/ o\u00f9 se profile une clairi\u00e8re \u00bb, cette lumi\u00e8re dont la po\u00e8te nous confie, \u00ab pr\u00e9cieuse \u00bb comme elle est, qu\u2019elle \u00ab a l\u2019ombre pour berceau \u00bb. Un passage s\u2019ouvre :<\/p>\n<p>Que s\u2019ouvre au travers des for\u00eats<br \/>\nun passage jusqu\u2019\u00e0 l\u2019orbe voil\u00e9,<\/p>\n<p>qu\u2019il diffracte ses rayons o\u00f9 voltigent<br \/>\nde transparents moucherons dans l\u2019or automnal,<\/p>\n<p>qu\u2019il en coule au centre de la clairi\u00e8re<br \/>\nune lumi\u00e8re tamis\u00e9e par le grand pin<\/p>\n<p>avec nos c\u0153urs dans l\u2019ombre<br \/>\nvivante, br\u00fblants attentifs.<\/p>\n<p>Lumi\u00e8re et feu embrasent l\u2019\u00eatre. La for\u00eat prend visage, cette lumi\u00e8re de l\u2019\u00e9chapp\u00e9e, la po\u00e8te en compare le dessin dans le feuillage \u00e0 celui d\u2019un sourire : \u00ab la lumi\u00e8re \u00e0 travers les feuillages \/ son reflet dans l\u2019\u00e9tang \/ d\u00e9couvrent un sourire \u2013 un pur sourire \/\/ visage de la for\u00eat, visage esp\u00e9r\u00e9 \u00bb. Il n\u2019y a plus d\u2019avant et plus d\u2019apr\u00e8s, le cours du temps se fait libre, chaque instant est temps : \u00ab L\u2019oiseau, l\u2019arbre, la fleur sont-ils jamais \/ en retard ? Ils adviennent, \/ conformes ou non aux pr\u00e9visions, tout entiers donn\u00e9s, \/ ils sont l\u00e0, et peu importe pour qui entend \/ l\u2019oiseau, embrasse l\u2019arbre, voit la fleur, \/ \u00e0 quel moment \u00bb. Cette for\u00eat o\u00f9 la po\u00e8te vient r\u00eaver sa vie, elle est son jardin d\u2019\u00c9den, o\u00f9 retrouver joie et innocence de l\u2019enfance, un jardin o\u00f9 vivre \u00ab au rythme de ses pens\u00e9es \u00bb, \u00ab un jardin o\u00f9 le temps coulerait \u00e0 sa guise \/ pour le voyageur enfin d\u00e9livr\u00e9 \/ du d\u00e9sir d\u2019ailleurs, un lieu paisible, accueillant \/ o\u00f9 il ferait bon vivre \/ seul ou en compagnie d\u2019\u00eatres selon son c\u0153ur \u00bb.<\/p>\n<p>Comme un ch\u00e2teau en ruine envahi par les herbes<br \/>\no\u00f9 l\u2019on fl\u00e2ne au premier soleil parmi les chants d\u2019oiseaux<br \/>\nen qu\u00eatant, sans regret des traces d\u2019une histoire<br \/>\noubli\u00e9e, d\u2019inexplicables signes de joie<\/p>\n<p>\u2013 ce qui reste \u00e0 vivre quand il se fait tr\u00e8s tard.<\/p>\n<p>Rejoindre, donc, \u00ab l\u2019avenir gros de r\u00eaves incertains \/ et le pr\u00e9sent plus riche encore de possibles \u00bb dont l\u2019enfant tant se r\u00e9jouissait \u00e0 l\u2019approche des \u00e9t\u00e9s, repeindre de ces bleus l\u00e9gers toute une vie d\u2019attente et d\u2019esp\u00e9rance, chercher l\u2019ombre pour trouver la lumi\u00e8re. Un recueil \u00e0 la sinc\u00e9rit\u00e9 touchante, dont chaque po\u00e8me fr\u00e9mit comme un feuillage dans un vent imperceptible.<\/p>\n<p>\u00c9ric Chassefi\u00e8re<\/p>\n<p>\u2022\u00a0 Note de lecture de <strong>Marie-Jos\u00e9e Christien<\/strong> :<\/p>\n<div class=\"x1e56ztr\"><span class=\"x193iq5w xeuugli x13faqbe x1vvkbs x1xmvt09 x6prxxf xvq8zen xo1l8bm xzsf02u\">Entre s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 et m\u00e9lancolie, m\u00ealant subtilement contemplation et m\u00e9ditation, les mots vifs de B\u00e9atrice Marchal nous parviennent en trou\u00e9es lumineuses dans l\u2019ombre : \u00ab Qu\u2019y puis-je si \/ la lumi\u00e8re la plus pr\u00e9cieuse \/ a l\u2019ombre pour berceau ? \u00bb Du d\u00e9pouillement de son \u00e9criture se d\u00e9gage une sensation intense de qui\u00e9tude. Les \u00ab flaques d\u2019ombre et d\u2019eau \u00bb r\u00e9v\u00e8lent leur clart\u00e9 fr\u00e9missante et deviennent une source in\u00e9puisable d\u2019une riche int\u00e9riorit\u00e9. Les aquarelles de Caroline Fran\u00e7ois-Rubino, couleur des \u00ab matins d\u2019\u00e9t\u00e9 bleu \u00bb, foisonnent de d\u00e9tails et de nuances qui composent les paysages changeants \u00ab d\u2019un pays de ruisseaux et de cascades, \/ d\u2019eaux fra\u00eeches transparentes \u00bb. Textes et cama\u00efeux bleut\u00e9s se conjuguent \u00e0 merveille dans ce bel ouvrage qui enchantera les qu\u00eateurs de beaut\u00e9.<\/span><\/div>\n<div class=\"x1e56ztr\"><span class=\"x193iq5w xeuugli x13faqbe x1vvkbs x1xmvt09 x6prxxf xvq8zen xo1l8bm xzsf02u\">Marie-Jos\u00e9e Christien, <i>Spered Gouez \/ l\u2019esprit sauvage<\/i> n\u00b0 28. Octobre 2022<\/span><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q\"><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div><\/section><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":2,"featured_media":2888,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[],"class_list":["post-2894","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-books"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2894\/"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post\/"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2\/"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments\/?post=2894"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2894\/revisions\/"}],"predecessor-version":[{"id":2897,"href":"https:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2894\/revisions\/2897\/"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2888\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/?parent=2894"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories\/?post=2894"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.caroline-francois-rubino.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags\/?post=2894"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}